Calculateur du dilemme du prisonnier

Analysez une matrice de gains à deux joueurs, vérifiez les conditions du dilemme classique et identifiez son équilibre de Nash.

Analyse des gains du jeu
Saisissez les quatre gains symétriques d'un dilemme du prisonnier standard.

À propos du calculateur du dilemme du prisonnier

Le dilemme du prisonnier est un modèle fondamental de la théorie des jeux. Deux joueurs choisissent indépendamment de coopérer ou de faire défection, sans pouvoir observer le choix actuel de l'autre avant d'agir. Quatre gains décrivent les issues possibles. Chaque joueur reçoit la récompense R lorsque les deux coopèrent. La tentation T revient à celui qui fait défection seul, tandis que le joueur coopératif reçoit le gain S, celui du joueur dupé. Si les deux font défection, chacun reçoit la punition P. Ce calculateur vérifie l'ordre canonique T > R > P > S, qui crée le conflit caractéristique du dilemme. Lorsque cet ordre est respecté, la défection domine strictement la coopération pour chaque joueur. Si l'autre coopère, faire défection rapporte T plutôt que R. Si l'autre fait défection, faire de même rapporte P plutôt que S. Les joueurs rationnels choisissent donc la défection, quelle que soit leur anticipation du comportement adverse. La défection mutuelle constitue un équilibre de Nash, car aucun joueur ne peut améliorer son gain en changeant seul de stratégie. Pourtant, tous deux gagneraient davantage en coopérant, puisque R dépasse P. Les incitations individuelles conduisent à un résultat collectivement inférieur. Le calculateur utilise une matrice de gains symétrique : les deux participants partagent les mêmes quatre valeurs, avec des positions inversées pour les issues asymétriques. Il indique si les nombres saisis forment un dilemme du prisonnier classique et explique l'équilibre ainsi que l'issue coopérative. Les gains peuvent représenter des années de peine évitées, de l'argent, des points d'utilité, une part de marché, une valeur sélective en évolution ou toute mesure cohérente où une valeur plus élevée est préférable. Seul leur ordre compte pour la classification de base. L'analyse d'un jeu unique ne signifie pas que la défection soit toujours judicieuse dans la vie réelle. Dans les jeux répétés, les joueurs peuvent récompenser la coopération passée et punir les défections antérieures. Des stratégies comme le donnant-donnant peuvent soutenir la coopération lorsque les interactions futures comptent suffisamment. La communication, les contrats exécutoires, la réputation, les normes sociales et l'incertitude peuvent aussi modifier les incitations. Utilisez cet outil pour examiner d'abord le jeu sous-jacent à un tour, puis déterminez si le cas réel comporte des répétitions ou des institutions absentes du modèle simple. Ce modèle intervient en économie, science politique, biologie, cybersécurité, politique environnementale et négociation. Des entreprises concurrentes peuvent préférer des prix stables tout en étant incitées à les baisser. Des pays peuvent bénéficier d'une réduction mutuelle des armements tout en craignant une retenue unilatérale. Des individus peuvent profiter de la préservation d'une ressource commune tout en tirant un gain privé de sa surexploitation. Traduire une situation en gains explicites révèle la tension stratégique et aide à distinguer un véritable dilemme d'un simple problème de coordination.

Exemples de dilemme du prisonnier

Gains (T, R, P, S)ClassificationInterprétation
5, 3, 1, 0Dilemme classiqueLa défection domine, même si la coopération mutuelle rapporte 3 au lieu de 1.
10, 7, 2, -1Dilemme classiqueLe même ordre reste valable même si le gain du joueur qui coopère seul est négatif.
3, 5, 1, 0Pas un dilemmeLa coopération rapporte plus qu'une défection unilatérale : la tentation est donc absente.

Comment analyser le jeu

  1. Saisissez la récompense reçue par chaque joueur lorsque les deux coopèrent.
  2. Saisissez la tentation, le gain du joueur qui coopère seul et la punition de la défection mutuelle.
  3. Sélectionnez Analyser le jeu pour tester l'ordre canonique des gains.
  4. Comparez l'équilibre de Nash avec l'issue coopérative, meilleure pour l'ensemble des joueurs.

Questions fréquentes sur le dilemme du prisonnier

Qu'est-ce qui fait d'un jeu un dilemme du prisonnier ?

Ses gains suivent T > R > P > S : la défection domine donc strictement la coopération. La coopération mutuelle reste pourtant meilleure pour les deux joueurs que la défection mutuelle.

Quel est l'équilibre de Nash ?

Les deux joueurs font défection dans le jeu symétrique à un seul tour. Aucun ne peut améliorer son gain en coopérant si l'autre continue à faire défection.

Les gains peuvent-ils être négatifs ?

Oui, car les gains sont des valeurs d'utilité relative et peuvent représenter des coûts ou des pertes. C'est leur ordre, et non leur signe, qui détermine la classification.

Pourquoi des joueurs qui se retrouvent pourraient-ils coopérer ?

Les récompenses et punitions futures peuvent rendre la coopération actuelle avantageuse. La réputation et les stratégies dépendant des tours précédents modifient les incitations du jeu unique.

L'issue coopérative est-elle un équilibre ?

Pas dans le dilemme de base à un seul tour, car chaque joueur peut gagner davantage en faisant défection seul. Une contrainte externe ou des interactions répétées peuvent maintenir la coopération.