Calculateur du paradoxe de la perche et de la grange

Explorez la contraction des longueurs en relativité restreinte et comparez la perche et la grange dans les deux référentiels inertiels.

Données des longueurs relativistes
Saisissez les longueurs propres et la vitesse relative en fraction de la vitesse de la lumière.

À propos du paradoxe de la perche et de la grange

Le paradoxe de la perche et de la grange est une expérience de pensée montrant pourquoi la contraction des longueurs ne peut se comprendre sans la relativité de la simultanéité. Imaginez une perche dont la longueur propre dépasse celle d'une grange. Elle se déplace vers la grange à une fraction importante de la vitesse de la lumière. Un observateur au repos avec la grange mesure une perche contractée : à vitesse suffisante, elle peut donc se trouver entièrement entre les portes à un instant de son référentiel. Le facteur de Lorentz, généralement appelé gamma, vaut un divisé par la racine carrée de un moins le carré de la vitesse, lorsque celle-ci est exprimée en fraction de la vitesse de la lumière. La longueur mesurée d'un objet mobile dans le sens du déplacement est sa longueur propre divisée par gamma. Le calculateur contracte donc la perche dans le référentiel de la grange et, séparément, la grange dans celui de la perche. Seul l'objet mobile par rapport au référentiel choisi y est contracté. Du point de vue de la perche, la grange est encore plus courte qu'au repos ; il semble donc impossible d'y tenir. Il n'y a aucune contradiction, car les deux observateurs ne s'accordent pas sur la simultanéité d'événements séparés dans l'espace. Dans le référentiel de la grange, fermer les deux portes en même temps peut enfermer brièvement la perche contractée. Dans celui de la perche, la porte avant se ferme puis se rouvre avant que la porte arrière ne se ferme. Aucun signal ni effet physique n'a besoin de dépasser la vitesse de la lumière, et tous les observateurs s'accordent sur l'ordre causal des événements pouvant s'influencer. Ce calculateur affiche les longueurs géométriques dans les deux référentiels, sans simuler les forces des portes ni l'accélération. Si une porte heurtait une vraie perche, les contraintes se propageraient à la vitesse finie du son dans le matériau, et non instantanément. Un changement de référentiel pendant une accélération demande une analyse supplémentaire. Le paradoxe classique suppose un mouvement inertiel idéalisé et des événements de porte précisément synchronisés pour isoler l'idée essentielle. Utilisez les longueurs propres mesurées dans le référentiel de repos de chaque objet et saisissez bêta, la vitesse divisée par celle de la lumière, plutôt que des mètres par seconde. Des valeurs proches de un donnent de grands facteurs de Lorentz et une forte contraction. L'indication selon laquelle la perche tient ne concerne qu'un instantané simultané dans le référentiel de la grange ; elle ne signifie pas que les deux référentiels s'accordent sur un enfermement simultané. Cette distinction résout précisément le paradoxe apparent.

Exemples du paradoxe de la perche et de la grange

Les exemples comparent les longueurs propres à plusieurs vitesses relativistes.

Longueurs au repos et vitesseLongueurs selon le référentielRésultat dans le référentiel de la grange
Perche 20 m, grange 10 m, vitesse 0.9cGamma 2.2942 ; perche 8.7178 m ; grange 4.3589 mLa perche tient sur un instantané simultané du référentiel de la grange.
Perche 20 m, grange 10 m, vitesse 0.6cGamma 1.25 ; perche 16 m ; grange 8 mLa perche reste plus longue que la grange dans le référentiel de celle-ci.
Perche 12 m, grange 10 m, vitesse 0.8cGamma 1.6667 ; perche 7.2 m ; grange 6 mLa perche contractée tient, mais son référentiel mesure une grange contractée.

Comment utiliser le calculateur du paradoxe

  1. Saisissez la longueur de la perche mesurée au repos.
  2. Saisissez la longueur de la grange mesurée au repos.
  3. Saisissez la vitesse relative en fraction décimale de la vitesse de la lumière, par exemple 0.9.
  4. Sélectionnez Calculer les longueurs relativistes et comparez les deux longueurs dépendant du référentiel.
  5. Interprétez l'indication de contenance comme simultanée uniquement dans le référentiel de la grange.

Questions fréquentes sur le paradoxe

La perche tient-elle vraiment dans la grange ?

Dans le référentiel de la grange, la perche mobile peut être plus courte que la grange à un instant donné. Dans celui de la perche, les fermetures des portes ne sont pas simultanées : il n'y a donc pas d'enfermement simultané contradictoire.

Quelle longueur mesurée est la vraie longueur ?

La longueur propre est mesurée dans le référentiel de repos de l'objet, tandis que les observateurs en mouvement relatif mesurent une longueur contractée. Les deux mesures sont physiquement valides dans leurs référentiels respectifs.

Qu'est-ce qui résout le paradoxe apparent ?

La relativité de la simultanéité. Les observateurs en mouvement relatif ne s'accordent pas sur les instants des événements de porte séparés dans l'espace, mais ils s'accordent sur les relations causales.

Pourquoi la vitesse doit-elle être inférieure à un ?

La valeur saisie est bêta, soit la vitesse divisée par celle de la lumière, et une perche massive ne peut atteindre ni dépasser la vitesse de la lumière. À bêta égal à un, la formule du facteur de Lorentz devient singulière.

Que se passe-t-il si une porte heurte la perche ?

Les contraintes mécaniques se propagent dans la perche à une vitesse finie dépendant du matériau. Une perche parfaitement rigide est physiquement impossible ; la dynamique du choc exige donc un modèle plus détaillé.